Alors que les nombreuses annonces sur son développement ne laissaient pas présager un avenir radieux, Uncharted 4, censé conclure en beauté l’une des plus grandes licences de la Playstation, a pu bénéficier de la venue et de l’expérience de Neil Druckmann (The Last of Us) pour remettre un peu d’ordre dans une équipe travaillant d’arrache-pied. Entre promesses et compromissions, reports successifs pour un jeu pourtant passé au GOLD, on avait de quoi se poser de gros doutes. Mais ces efforts pour produire un vrai jeu, un vrai point d’orgue pour la série, a finalement porté ses fruits. Ne retenons pas le suspens trop longtemps : Uncharted 4 est sûrement le meilleur jeu de la série de Naughty Dog. Une conclusion émouvante qui ne laissera aucun fan de Naughty Dog de marbre. On vous explique tout dans notre test d’Uncharted 4 !

 

Nous nous tenons toujours à explorer en profondeur les jeux avant d’en faire un test. Etant des rédacteurs et testeurs indépendants, nous restons toujours respectueux des consignes de l’éditeur, surtout quand celui-ci nous offre un exemplaire du jeu pour nous faciliter à rédiger un article solide et exhaustif. L’embargo qui nous a été donné stipulait l’autorisation scrupuleuse de rendre public notre avis à compter du 5 Mai, 9 heures, heure française. Néanmoins le temps d’exploration du jeu, en raison de sa durée de vie très conséquente, ne nous a pas permis d’assurer la rédaction du test en temps et en heures. Voici notre avis complet et ce qu’on en a retenu.

 

Une histoire riche et complexe

 

screenshot03Difficile tout d’abord pour nous d’aborder l’histoire du jeu sans y ajouter des spoilers. C’est pourquoi nous nous contenterons d’aborder ce que les diverses news et vidéos officielles de Naughty Dog ont déjà abordé, tout en y apportant notre avis critique et des petits détails qui ne nuisent pas à la découverte du jeu. En effet, le scénario se déroule trois ans après les événements d’Uncharted 3 et Nathan, sollicité par Elena, abandonne sa vie d’aventurier pour une vie plus calme et rangée. Pourtant, son métier, cette inertie et ce banale dans le quotidien vont le plonger dans une forme de nostalgie. On retrouve alors un Nathan Drake perdu, au grand détriment d’ Elena qui comprend l’ennui de son mari. Mais ce n’est pas sans compter sur le retour d’entre les morts du frère de Nathan, Samuel, disparu depuis quinze ans dans une prison panaméenne, que l’aventure reprend. Ce dernier s’est en effet consacré depuis adolescence à la recherche de la plus grande fortune pirate, celle du Capitaine Henry Avery. Mais le bougre n’a que trois mois pour trouver la fortune pirate, car un chef mafieux, Hector Alcazar, le menace de le tuer s’il ne le trouve pas avant ces délais. Le grand-frère Drake fait alors appel aux qualités de Nathan pour l’aider à trouver ce trésor qu’ils n’avaient pas réussi à trouver en plus de vingt ans. Dans le plus grand secret, notre indiana Jones sauce Naughty Dog prétexte un voyage d’affaire en Malaisie pour partir avec Sam à la recherche de Libertalia, une colonie pirate au large de Madagascar. Hélas, ils ne sont encore une fois pas les seuls à se lancer dans la recherche de ce trésor, et leur principal adversaire, dont on taira le nom pour préserver la plus grande surprise à nos lecteurs, causera bien des torts à nos deux amis.

 

Uncharted 4 prend une allure nouvelle dans le scénario, et on sent que Neil Druckmann est venu y apporter sa patte. Cette fois-ci, les enjeux sont bien plus importants et surtout, les relations entre les personnages ont largement été complexifiées. Le titre prend des allures mélodramatiques par instant, dans lesquelles les relations s’entrecroisent et se mêlent pour poser à Nathan de graves choix et dilemmes. Et surtout, les cinématiques désormais interactives proposent au joueur une implication totale par l’impulsion de choix que celui-ci doit prendre. Plus que jamais, le joueur est happé dans cette narration plus qu’immersive, surpassant même les grands ténors comme TellTale. Est-ce que les choix dans les cinématiques ont une réelle influence sur le jeu ? Pas vraiment. Seulement sur les cuts-scenes qui suivront, ainsi que certains dialogues en pleine partie. Au-delà, les niveaux ne changent pas, et le jeu garde un fil conducteur dans une histoire qu’on aurait pu croire ramifiée.

 

« Les enjeux sont bien plus importants et surtout, les relations entre les personnages ont largement été complexifiées. Le titre prend des allures mélodramatiques par instant, dans lesquelles les relations s’entrecroisent et se mêlent pour poser à Nathan de graves choix et dilemmes »

La mise en scène est des plus spectaculaires. Digne des grands films d’aventure, chaque plan, chaque cadrage, est un régal pour les plus cinéphiles des joueurs. Un code scénique des plus professionnel qui n’est pas sans donner confiance au film produit par NaughtyDog, adapté de leur précédent jeu The Last of Us. Cette maîtrise qui ne s’essouffle jamais est une preuve que la boîte sait aussi bien gérer gameplay et narration. Difficile de lâcher la manette tant tout relève d’une grande œuvre cinématographique. Pour ça, on tire notre chapeau.

 

 

Mais le tour-de-force demeure en particulier dans la conservation de tous les éléments qui faisaient (et font encore) l’âme des précédents Uncharted. Nathan, certes plus mature et plongé dans un univers un poil plus glauque comparé aux anciens épisodes, est toujours aussi taquin pour un sou. Il continue à balancer ses petites vannes en pleine fusillade et garde son énergie d’antan. Le jeu sait habilement alterner entre des phases d’humour et d’aventures feutrées, et des phases beaucoup plus profondes et psychologiques. En cela, on peut penser que pour la première fois, Uncharted brille de mille feux par un scénario complexe, travaillé, et immersif. Un adieu à cette série qui en dit énormément dès la fin de l’introduction, sûrement la plus marquante de l’histoire du jeu-vidéo à ce jour, surpassant de près celle de The Last of Us qui avait pourtant frappé les joueurs.

 

Des graphismes qui déploient toutes les capacités de la console

 

Au-delà du scénario, grand point fort du jeu, le titre bénéficie aussi de graphismes pour le moins époustouflants. Uncharted est en effet aussi reconnu pour ses graphismes de haute-voltige. Cet opus ne déroge pas à la règle : le titre est absolument magnifique. Entre une réalisation artistique hors-pair et des décors tous plus soignés et détaillés les uns que les autres, Naughty Dog a réalisé ici le plus beau jeu de leurs créations, et sûrement l’un des plus beaux jeux toute console confondue. Le jeu ne pâtit jamais à un endroit, laissant la part belle aux démonstrations des capacités de la console de Sony. Uncharted 4 est sûrement l’un des rares titres pour lesquels on s’arrête pendant plusieurs minutes pour contempler la direction artistique qui propose des paysages dignes des plus belles cartes postales. Les jeux de lumière sont beaux à en pleurer, les animations sont fluides (mais l’on notera tout de même, comme à l’accoutumé, des déplacements parfois un peu trop exagérés pour Nate, lui donnant des allures de chimpanzé). Mais qu’en est-il de la réalisation faciale ? C’était l’une des plus grandes promesses de Naughty Dog : réaliser des visages encore plus réalistes que ceux de The Last of Us. Pari tenu ? Pas vraiment. En effet, les développeurs ont certes évoqué une précision dépassant cinq fois celle du jeu susmentionné, mais uniquement pour les cinématiques. Et en effet, les cinématiques et cut-scenes sont proches du photoréalisme tant les décors, les personnages, sont réalisés avec une précision hors-norme liée à la Technologie de la Motion Capture. Pourtant, le pari n’est pas tenu durant le temps réel. Attention : nous ne disons pas que le jeu en temps réel n’est pas beau, ce serait se fourvoyer allègrement. Seulement, les visages sont un peu plus flous, moins détaillés. Mais une fois encore, cela reste de grande qualité.

 

Avec un 30 FPS stable, le jeu solo souffre néanmoins par instant, notamment lorsqu’il y a une profusion d’éléments à l’écran, d’une chute de quelques FPS sans pour autant que l’expérience de jeu n’en pâtisse. Le jeu reste plus de 90% du temps très fluide. De même la transition entre les cinématiques ou cut-scenes et les phases en temps réel est d’une époustouflante fluidité. Pari tenu de ce côté-ci. Il s’agit même d’une prouesse, compte tenu du moteur de jeu très lourd et des capacités de la console mises au défi. Les particules de décors qui explosent sous les balles, la flore (parfois la faune) qui bouge différemment grâce à une gestion du vent, la brume, l’eau… Tous ces éléments, détails individuellement assez sommaires, donnent une ambiance des plus impressives au jeu.

 

Gameplay : entre modernités et vieilles recettes

 

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160507191510Viscéralement, le titre conserve le même squelette que les précédents épisodes de la série. L’ensemble des touches reste identique : La croix directionnelle sert à changer d’armes (arme de poing, arme lourde), triangle sert à recharger, à ramasser des munitions ou changer d’arme, le bouton carré sert toujours à composer des combos au corps-à-corps… Bref, rien de quoi dépayser le joueur. Et c’est peut-être un des reproches que l’on peut émettre à l’endroit d’Uncharted 4. Certes, le grappin, grand ajout du jeu, permet des combats verticaux des plus dynamiques et ajoute du peps aux combats, mais pas suffisamment. Heureusement, si on retrouve les armes classiques de la licence (l’AK67, le M16, le Raffica), de nouvelles armes, tout aussi réussies, apportent un vent d’air frais. Tout a aussi gagné en réalisme : les ennemis sont moins résistants mais plus nombreux pour conserver une certaine difficulté, le feeling des armes a gagné en crédibilité… Bref, si l’on a gardé le socle solide qui faisait le squelette du jeu, force est de constater que les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs acquis et sur leurs lauriers. Une innovation que d’aucuns trouveront légère, mais ce n’est pas une mauvaise tactique pour garder la grosse masse de fans sous son aile, sans les dérouter.

 

Pourtant, Naughty Dog a su réinventer un peu son jeu par une interface encore plus soignée et intuitive, notamment grâce au pad, des curseurs plus réalistes pour les armes, et des ennemis plus variés et obligeant à adopter des tactiques différentes selon les adversaires face à nous (snipers, poids lourds, officiers…). Mais la grosse nouveauté relève surtout de l’apparition de maps ouvertes et l’utilisation de véhicules pour les explorer (comme une jeep ou un bateau). On en compte, pour ne pas dire de bêtises, à peu près trois, dont celle de Madagascar (dévoilée par la presse). C’est une véritable plus-value en ce que les précédents opus ne permettaient ni l’usage de véhicule, ni l’exploration dans des zones ouvertes (avec une tendance au contraire beaucoup plus linéaire par le passé). Et en effet, Naughty Dog a su là encore captiver le joueur, qui ne cesse de passer de situations rythmées, variées et dépaysantes. On alterne les phases d’énigmes, de plateformes, d’action, d’exploration. Ce n’est pas sans compter, quant à ce dernier point, sur de nouvelles reliques et trésors cachés se disséminant dans les différentes maps et ajoutant un véritable cachet à l’exploration. Si le rythme n’est pas aussi soutenu qu’Uncharted 2, laissant la part belle aux phases d’aventure/exploration, le joueur reste toujours les mains accrochées à sa manette, la mâchoire suspendue, tant les décors et les détails prolifiques (jusque dans de simples couloirs) relèvent de l’ostentatoire et du grandiose.

 

« Mais la grosse nouveauté relève surtout de l’apparition de maps ouvertes et l’utilisation de véhicules pour les explorer (comme une jeep ou un bateau) »

Le jeu reste une fois encore spectaculaire : grosses explosions, situations des plus périlleuses et proches des Indiana Jones ou autres Lara Croft old-gen. Ici, le dantesque est exacerbé pour conclure la série tout en laissant le joueur en haleine : cliff-hanger par-ci et par-là, twists en veux-tu-en-voilà, actions grandioses proches de l’épique. Plus d’une scène vous marquera pour cet aspect tentaculaire, gigantesque et héroïque. Pour le rythme du jeu, Naughty Dog a encore une fois fait des prouesses pour ne laisser aucun temps mort.

 

Un défaut à souligner néanmoins, un patch assez conséquent à télécharger (et conseillé d’installer avant le lancement du jeu). Compte tenu de la durée de vie colossale du jeu, 15 à 20 heures pour un total de 24 chapitres, le jeu bénéficie aussi d’un replay-value solide : trésors, new game +, et cinématiques avec choix (afin de voir ce qu’il se serait passé si l’on avait choisi une autre réponse ou une autre action). Sans oublier le mode multijoueur, vrai plus au jeu.

 

Un multijoueur complet et de qualité

 

Notre vidéo sur le multijoueur lors de la PGW 2015

 

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160511171257Uncharted 4 dispose aussi d’un multijoueur conséquent. Avec trois modes de jeu : commandement, match à mort par équipe et mise à sac, les joueurs ayant achevé l’histoire du jeu trouveront une alternative de qualité. Il n’est plus utile de présenter le mode MME, mais pour le reste, des précisions sont de rigueur. Ainsi le mode commandement propose, à la façon d’un mode Roi de la Colline, de s’emparer de zones qui rapportent chaque seconde des points à l’équipe qui les ont conquises. Pour ajouter du piment, chaque ennemi tué rapporte aussi des points, et la présence de capitaine (joueur en tête de son équipe) renforce l’aspect coopératif des parties. En effet, si le capitaine meurt, un nombre conséquent de points est donné à l’équipe adverse. Plus longtemps le capitaine reste en vie, plus les ennemis gagneront de points s’ils le tuent. Un concept bien pensé et bien amené qui ajoute de la diversité à une structure en soi assez classique. Le mode Mise à sac, quant à lui, est une forme de capture de drapeaux. Il s’agit de dérober un trésor et de le ramener dans son camp. Ce mode était déjà présent dans le multijoueur d’Uncharted 2 et 3, et il n’a pas perdu non plus de sa saveur.

 

Les joueurs s’affrontent sur une dizaine de maps inspirées des décors de l’histoire principale : on retrouve ainsi des maps inspirées de Madagascar, des toits italiens, ou encore les montagnes enneigées d’Ecosse. L’architecture et le level design de ces niveaux, à quelques exceptions près (comme la map Rivières, qui manque sincèrement de cachet), sont réussis. L’utilisation du grappin pour passer d’un endroit à l’autre, les recoins, les raccourcis, apportent un vrai dynamisme et une verticalité aux affrontements. Cela donne parfois lieu à des affrontements intenses.

 

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160511171044Deux camps s’affrontent : le camp des « Héros » et le camp des « Ennemis », qui réunissent les personnages les plus emblématiques de la licence, ensemble pour cet adieu à l’une des plus grandes productions de Sony. On retrouve ainsi Roman et Navarro d’Uncharted premier du nom, ou encore Tenzin, Fynn (Uncharted 2), et Salim, Charlie Cutter, Talbot, Marlow, (Uncharted 3). Près d’une vingtaine de personnages sont jouables et entièrement personnalisables. Dans le menu boutique du jeu, vous pourrez en effet échanger vos points de relique contre des chapeaux, des accessoires, des vêtements, et même des skins prédéfinies pour éviter les ressemblances et confusions quand deux joueurs prennent le même personnage. On peut facilement compter sur une centaine d’éléments de personnalisation à ce jour. L’ajout des points Uncharted (uniquement gagnables contre de l’argent réel), facilite l’obtention de certains objets ou d’acheter de nouveaux personnages en multijoueur. Cependant, tout peut être obtenu en échange de points de relique, mais au coût minimum de 150 points, et en sachant que l’on ne gagne que 10 points par partie (ça fait beaucoup de parties pour tout débloquer).

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160511170857

Heureusement, des épreuves servent aussi à se familiariser avec le multijoueur en exposant les bases et vous faisant gagner de nombreux points de relique. Ces épreuves sont une véritable plus-value pour les plus néophytes, peu initiées au Gameplay du jeu et aux difficultés que pose un véritable joueur par rapport à une simple IA. Un apport non-négligeable qui montre que les développeurs ont pensé à tout le monde. Enfin, les armes elles-mêmes sont personnalisables. Vos premiers pas sur le multijoueur ne vous laisseront pas le choix d’avoir des paquetages prédéfinis avec des armes. Par la suite, vous pourrez créer votre propre paquetage, avec vos propres avantages pour aiguiser votre façon de jouer et votre tactique. Vous pouvez aussi leur ajouter des compétences qui ne se débloquent qu’à mesure que vous utilisez une certaine arme. Par exemple, améliorer sa visée, ses munitions etc. Le tout demande des points de paquetage (pour équilibrer l’équipement). Limité à 19 points au début, vous pourrez monter jusqu’à 24 points de paquetage. Chaque équipement, selon sa puissance, nécessite un nombre important de PP, obligeant parfois le joueur à revoir à la baisse la composition de son armement et favoriser un équilibrage parfait selon les paquetages.

 

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160511171105Le multijoueur d’Uncharted 4 est particulièrement complexe : aux matériels basiques (comme les grenades, les packs de soin, les mines etc.) et aux différentes armes à feu (AK47, sniper, FAL etc.), s’ajoutent aussi des atouts, des complices et des reliques. Les atouts, déjà présents par le passé, permettent d’avoir une compétence passive intéressante (telle que le fait de ramasser plus de munitions quand on tue un adversaire, par exemple). Le complice, grosse nouveauté du multijoueur, permet d’invoquer un personnage venu pour vous épauler : il y en a quatre au total – le sniper, le chasseur, le colosse ou le guérisseur. Selon votre style, vous pourrez compter sur l’un d’eux pour faire pencher la balance en votre faveur au cours d’un affrontement. Quant aux reliques, elles accordent des pouvoirs : comme la relique Djinn qui vous permet, à peu de choses près, de pouvoir vous téléporter pendant un temps limité, ou la relique de l’El Dorado qui invoque un totem « crachant » des esprits qui traquent les cibles aux alentours de la zone d’effet. Il y a cinq reliques au total qui proposent des effets différents, une fois encore adaptés selon votre manière de jouer. Cependant, vous ne pouvez pas les invoquer n’importe quand : chaque utilisation en jeu d’un complice ou d’une relique a un coût en dollars. Ces dollars se gagnent en tuant ou en assistant. De même, des trésors apparaissent aléatoirement sur la map et confèrent 200 dollars à chaque récupération (en MME seulement).

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160511171318

Par choix, les développeurs n’ont pas souhaité instaurer un système de niveaux. Chaque joueur est au même piédestal, seuls des rangs se gagnent dans le mode classé du MME, sans la moindre autre utilité que le classement mondial. Vous l’aurez compris, Naughty Dog n’a rien négligé jusqu’à son propre multijoueur. Le seul regret restera ces points Uncharted, payants, qui n’avaient pas lieu d’exister et qui poussent les plus impatients à débourser leurs sous plutôt que d’apprécier le plaisir de jeu.

 

Pour résumer : Uncharted 4 est un excellent jeu. Pourtant, on n’y croyait pas trop au début ! Avec une superbe réalisation, un scénario complexe et approfondi, qui a pris des accents sérieux malgré toujours cette folie d’humour qui ne tarit en rien l’ensemble narratif du titre, le dernier opus de la licence est surtout une véritable prouesse technique et un épisode marquant. Chaque scène est mythique, dès l’introduction (une des plus grandes réalisations de l’histoire du jeu-vidéo, et on serait tenté même de dire au-delà de l’intro de The Last of Us), et ce jusqu’à la fin (qui ne laissera aucun joueur de marbre). Neil Druckmann a fait une office des plus prestigieuses, car on y reconnaît immédiatement sa touche créative et sa signature. Et le résultat est évident : Uncharted 4 une des plus grandes expériences du jeu-vidéo. On ne peut que quitter Nathan Drake deux grosses larmes perlant sur nos joues, à la fois ému d’avoir pu partager une telle expérience, et tantôt déçu qu’elle se termine aussi vite.

En conclusion

9/10
Pour

+ Une réalisation artistique splendide
+ Magnifique
+ Du nouveau avec du vieux
+ Les véhicules et l'exploration portés au sommet
+ Moins de gunfights, plus d'immersion
+ Scénario passionnant pour tous les amateurs de piraterie
+ Rythme haletant


Contre

- Une IA aux fraises
- Une intrigue assez convenue
- Patch conséquent à installer sur galette (~ 50 GB)
- Les points Uncharted en multijoueur

Uncharted 4 est un adieu mémorable à la saga phare de Naughty Dogs. Splendide, ostentatoire, le titre ne cesse jamais de nous décrocher la mâchoire à grands coups de plans carte-postale et d'une réalisation artistique parfaite. Avec un rythme haletant, à grandes brassées de cliff-hangers, le dernier de la licence a su montrer combien il pouvait être efficace et passionnant. N'attendez plus une seconde et foncez vous le procurer !