Faisant suite à la première aventure éponyme sortie il y a bientôt quatre petites années, Knack est de retour avec sa seconde épopée. Après les lourdes critiques négatives mais constructives faites aux premiers chapitres de ce mini-héro, c’est avec prudence que cette quinzaine de nouveaux chapitres s’est faite entendre. Suite à ce succès controversé, qu’en est-il de notre jeune aventurier ?

 

Coucou c’est encore moi…

Après le petit échec critique de Knack premier du nom, pourtant un jeu qui proposait un contenu plus que rafraichissant à côté d’autres jeux, la Japan Studio remet le couvercle avec le Knack 2 supposé être une version améliorée du premier volet. Réutilisant la même formule qu’en 2013, comment cette fois Knack compte mettre les petits plats dans les grands ? Mais surtout, comment va t-il s’y prendre pour convaincre les joueurs presque quatre années plus tard ?

Vous les aimez petites ou grandes… vos aventures

Comme à l’accoutumée, Knack compte bien sauver le monde à nouveau en usant de sa capacité à s’agrandir ou à rétrécir à sa guise afin de déjouer les plans machiavéliques de ce nouvel ennemi autant que de venir à bout d’un système de plateforme ou de casse-tête douteux. Donc c’est avec un grand entrain que l’on part, accompagné de nos éternels acolytes Lucas et son oncle, casser du gobelins… encore une fois, puisque leur première raclée n’était apparemment pas convaincante. Dans cette aventure édulcorée aux grands airs d’action-aventure pour enfants des années 2000, le studio retente alors sa chance dans une quinzaine de nouveaux chapitres où trop de choses, beaucoup trop de choses, tenteront de s’imposer aux cours des heures qui passent. Quinze chapitres, où malheureusement chaque minute compte, aussi bien pour Knack et ses amis que pour nous, les joueurs. Car en effet, il y a quelques chapitres de trop, même si pourtant, tous semblent de prime abord servir le propos du jeu. Le jeu est, soyons franc, mignonnet mais aussi très lassant. Quinze chapitres c’est osé, mais encore fallait-il savoir tenir en haleine le joueur. Et ce n’est pas en alternant sans cesse aventure, plateforme et action que le jeu finirait par convaincre le vieux joueur décrépit tenant la manette.

Un volet beaucoup trop long

Quinze chapitres pour un total d’une petite dizaine d’heure de jeu, vous me direz que c’est pas si long que ça finalement. Et bien figurez vous que si. Le jeu s’ouvre réellement alors qu’on fait un bond dans le temps, là où l’aventure a vraiment commencée, après un prologue débutant en plein milieu de l’aventure afin que nous apprenions les bases du gameplay (très loin d’être compliquées). Nous arrivons dans dans un village hydraulique luxuriant qui semble, en premier lieu, plutôt calme et bien fréquenté. Nous entamons alors une phase d’aventure où la linéarité est à son paroxysme puisque nous nous contentons d’avancer un peu bêtement dans l’unique chemin tracé, frappant à quelques occasions des lucioles (ou des coccinelles) n’ayant rien demandées afin de récupérer une matière lumineuse jaune utile à l’acquisition de compétences (elles-mêmes utiles que plus tard). S’en suit dès lors le chapitre 2.0 du premier chapitre, où cette fois-ci, nous auront pour lourde tache d’appréhender une succession de plateforme et où nous aurons la plus ample occasion de tâter du pouvoir de Knack, à savoir gérer sa propre taille. Pouvoir utile après la pression de la touche adéquat, et de manière illimitée. Enfin pour finaliser le tout, nous commençons alors le chapitre 3.0 (toujours du premier chapitre) où enfin, nous rencontrons presque nos premiers ennemis et commençons enfin à voir qu’elle taille notre Knack peut-atteindre. Ici, nous aurons un mini concentré de tout, pendant un unique, voir deux petits sous-chapitres, où notre mini brute va s’agrandir peu à peu, devenant plus fort et donc transformant la fin du chapitre en un run super facile où le seul intérêt sera d’appuyer sur X ou sur O pour envoyer valser les petits gobelins qui auront l’audace de se mettre en travers de votre route. De là, vous aurez droit à une cinématique de transition qui vous amènera sur un autre chapitre de l’histoire et donc un nouveau décor mais toujours équipé de la même formule, et ce donc pendant encore 13 chapitres, où la seule originalité sera de, parfois, ajouter une série de QTE franchement dispensables tant ils n’apportent rien, sont lents et cassent le rythme, pour peu qu’il y en est un.

Y a pas que la taille qui compte

Effectivement, si le scénario et le gameplay se veulent principalement ancré dans ce phénomène de centimètres, il faut tout de même savoir que les features ne s’arrêtent pas là. Knack étant quand-même plus ou moins dégourdis pour un tas de vieilles reliques, pourra donc à certains moment se servir, par exemple, de son environnement afin de servir les passages de plateforme pour évoluer dans l’histoire. Pousser ou tirer des blocs de pierres pour former un pont ou un support sera monnaie courante au milieu de cette non-folle aventure et viendra quelque fois vous stopper dans votre ligne droite d’une dizaine de minute déjà. Autre possibilité, et pas la moins intéressante, Knack aura à quelques rares occasions, la possibilité de fusionner avec d’autres matières, comme la glace et le métal. Ces petites fusions, bien que scriptées, permettront à Knack de revoir sa palette de compétences et parfois revoir comment progresser dans le chapitre. Geler les ennemis, passer à travers les rayons lasers ou se servir de son poids viendront peaufiner alors votre parcours du combattant si jamais vous veniez à être essoufflé de courir. Enfin, Knack, en bon polyvalent, pourra également jeter des débris (ou des voitures) sur ses cibles afin de les éliminer une par une et éviter la confrontation directe, même si généralement cette option reste hautement facultative. Jusqu’à présent, rien de très alléchant, donc. Mais comme il y en a jamais assez, Knack sera équipé de gadgets. Ces objets vous permettront alors de compléter vos capacités en attribuant à Knack de petites améliorations comme la possibilité de voir la santé des ennemis ou de lui conférer une jauge de combo lui boostant ses dégâts. Enfin, Knack aura lui aussi droit à sa palette de compétences. Ces compétences, qu’il faudra acheter en récoltant les sphères lumineuses, permettront cette fois de gagner des attaques ou des mouvements, tous plus ou moins utiles pour finir le jeu et nécessaire pour le scoring.

Un casting rapidement lassant

Comme toutes guerres de tout temps, il faut des méchants et bien sûr des alliés. Si ici il est clair que les méchants sont encore une fois des gobelins et parfois des gobelins mécaniques, les alliés quant à eux, vont s’avérer être un poil plus compliqué à identifier, histoire de rendre le scénario un peu plus intéressant, ou pas. Mais ce qui va énormément marquer le joueur, c’est l’agacement que pourraient produire aussi bien nos héros que nos ennemis. Entre Lucas, le jeune adolescent en quête de reconnaissance ou son oncle grand beauf professionnel, le casting ne va jamais décoller et s’encrer à ce qu’ils sont supposés représenter. Les répliques sont aucunement pertinentes, et le côté jeunesse du jeu couplé à cette facilité narrative trahi à bien des reprises un manque cruel d’intérêt porté à l’histoire de ce jeu. Même si le scénario n’est pas et n’a clairement pas à être le point central de cette œuvre, le fait d’avoir intégré autant de cinématiques dans un jeu parfois inutilement long pousse le joueur à se trouver lassé de l’aventure qu’il ne vit plus, mais subi à bien des reprises. Et c’est dommage quand on se doute qu’avec le propos, nous aurions pu avoir un univers véritablement mignon où les personnages pourraient devenir attachant, rigolo et nous en passons. Au lieu de ça, Knack 2 nous propose une expérience très rapidement ennuyeuse où chaque figure viendra y mettre son grain de sel, entrainant encore plus, malgré eux, le jeu vers le bas.

Y en a dans le paquet

Une fois que vous aurez enfin terminé le jeu, vous  aurez donc l’honneur de débloquer quelques modes et extras afin de, si vous êtes masochistes, prolonger l’expérience Knack 2. De ce fait, vous débloquerez dans un premier temps le mode « contre-la-montre », un mode classique où il faudra vous armer de vitesse et de réflexes puisque votre mission sera de terminer le run le plus rapidement possible. Se décomposant sur 5 cartes, vous aurez à l’issue de l’obtention de la merveilleuse note de 5 étoiles, un trophée, au cas où vous seriez collectionneur. Au même moment, vous débloquerez le mode « arène », un mode qui peut paraître excitant mais qui s’avère un mode limité par le temps où, en un maximum de 1 minute 30, vous devrez abattre le plus d’ennemi possible. Se décomposant cette fois-ci sur 3 cartes, vous aurez, à l’instar du précédent mode, un trophée si vous parvenez à obtenir les 5 étoiles sur chaque cartes. Mais outre les modes, le jeu vous permettra, après le générique de fin follement animé par nos héros dansant sur la musique, un « new game + » pour vous donner l’occasion de récupérer les coffres que vous avez raté ou acquérir les compétences manquantes. De plus, c’est à l’issue du premier run que vous aurez l’occasion de vous équiper des super costumes alternatifs de Knack, donnant par la même occasion de nouveaux attribues ou nouvelles attaques, tous étant disponible également dans les modes bonus. Enfin, si vous voulez vraiment prolonger votre expérience ; en allant sur le menu carte, vous pourrez partir à la conquête des médailles dont l’obtention se fait par de petites missions faisable dans l’aventure principale.

À deux c’est mieux

Mais bien sûr, pas tout est à jeter. Comme chaque jeu, il y a toujours de quoi sauver un peu la mise et ici, il s’agit bien évidemment du mode coopération. Ajoutant un petit Knack bleuté à l’inverse de notre véritable héro rouge, le mode coopération permet donc au joueur d’inviter un seul et unique coéquipier qui viendra le seconder dans son périple aux multiples lieux. Rien d’extraordinaire toutefois, puisque le jeu n’en est pas moins plus compliqué, mais il est toujours plus amusant de casser de la cible avec un copain ou une copine, et ce durant ces quinze longs chapitres ou pour venir à bout du chronomètre.

Techniquement peu performant

Pour terminer, même si Knack 2 ne subira pas d’énormes chutes de framerate, venant gâcher l’aventure, il est à noter que le jeu, loin d’être dégueulasse, pouvait toutefois être plus soigné. Si on se laisse facilement berner par le premier chapitre très coloré, on se rend vite compte des limites techniques de l’œuvre. Avec une capacité d’affichage limité et des textures un peu baveuses, le jeu peaufine le combo avec des personnages un plat ayant des expressions et mouvements parfois illégitimes.

En conclusion

/10
Pour

Contre