Cars 3 fait (re)chauffer les moteurs

Prescilia dans Cinéma le 30/07/2017

Réalisé par Brian Fee, à qui l’on doit Cars (et non ce très regrettable accident de parcours qui est Cars 2), ce nouvel opus avait fait forte impression lors de sa diffusion en avant première lors du festival d’Annecy. En est-il pour autant aussi bon ? À découvrir…
 
L’éclair McQueen a été le maître des circuits depuis bien longtemps depuis sa première piston cup. Peut-être même un peu trop… Tant bien même qu’il ne parvient même pas à entrevoir sa future défaite. Le vieux moteur à essence est remplacé par la nouvelle technologie. Le design old-school est remplacé par Le calibre soigné et les coupes brut de la nouvelle génération automobile. Jason Storm devient alors le nouveau rival de notre voiture de course. Plus rapide, plus performante, l’intimidante voiture dernier cri peut atteindre les plus de 321 km/h ! Autant dire que Flash McQueen aura tout intérêt à redoubler d’ingéniosité pour espérer préserver son titre et assoir sa place de leader. Preuve que la rouille a envahie les bobines de McQueen, ce dernier se fait battre à plate couture par son nouveau rival. S’enchaîne une suite de défaites qui vont avoir pour conséquence la retraite anticipée des pionniers des parcours automobiles. Un par un, il ne restera plus que l’ancien teneur, jusqu’à la défaite de trop. L’ancien champion est alors contraint de revenir à ses racines, sur la terre rocailleuse et poussiéreuse de ce bon vieux Doc Hudson.

Ascension ou échec total ?

On ne peut pas dire que la franchise Cars soit la plus exploitable et rentable des studios Pixar. Bien au contraire, si l’on devait choisir LA trilogie qui rapporterait gros, on penserait instinctivement à Toy Story. Pour autant, le dessin animé automobile arrive-t-il à sortir de son image de « brebis galeuse » ? Lui qui avait suscité énormément d’attention lors de sa première sortie, avait tenté de croiser le fer entre une qualité visuelle limpide et un talent artistique assez époustouflant matché pour une audience clairement masculine. En oubliant l’inqualifiable échec de Cars 2, cette fois Cars 3 garde les éléments qui avaient fait de son premier opus une réussite, en réussissant à gagner un peu plus en maturité.
 
Plus sage et plus posé, Flash McQueen est loin de son image de coureur téméraire et écervelé. Cette fois, il acquiert l’ancienneté des courses automobiles et peu à peu prend la place qui devait lui revenir au fur à mesure du film, celle de son ancien mentor Doc Hudson. Finalement Cars 3 ne perdure pas l’histoire de McQueen mais tend à laisser le projecteur sur la nouvelle venue qui accompagnera notre héros : Cruiz Ramirez. L’histoire de Flash se mélange alors avec celle de notre héroïne en faisant apparaître à l’écran un duo qui marche remarquablement bien.

Un passage de flambeau… Ou 50 nuances de clichés 

À défaut d’avoir quelques longueurs et de se pâmer de quelques clichés, notamment le classique schéma : « défaite / retour-aux sources / confrontation puis victoire » ; Cars 3 se permet de jouer librement sur la fibre féministe de ces dernières années. Et c’est par les traits de Cruiz Ramirez, la « coach » de notre champion des pistons cup, que le girl power se caractérise à l’écran. Second personnage de l’intrigue, elle ira même jusqu’à occuper la première place. Qui aurait cru qu’une « femme » puisse s’imposer aussi royalement dans ce monde bourré de testostérone ? Grâce à ça, le dessin animé arrive à s’ouvrir plus librement à un autre public et parvient à tracer une route pour la parité homme-femme. So cliché n’est-ce pas ?
 
Old school vs new generation, le dessin animé réussit finalement son pari : rendre attractif – et accessible – le milieu automobile, sans pour autant devenir le millésime de Pixar.
 
Note finale : 7/10 

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