#NintendoParis2017 : nous avons testé pour vous !

Alexandre dans Jeux-Vidéo le 01/07/2017

L’E3 est le temps des annonces, tout comme la météo, chaque constructeur présage du temps qu’il envisage. Toutefois, entre les prévisions et les observations, il existe un delta. C’est un constat, Nintendo marque son grand retour. Avec une véritable pluie d’annonces aussi surprenantes qu’attendues, le constructeur japonais n’a pas lésiné sur les moyens. Les pronostics sont plutôt bon, mais qu’en est-il des faits ? Nous vous invitons à découvrir nos impressions concernant les titres phares de Big N.

Super Mario Odyssey : la valeur sûre !

 

Personnage emblématique de Nintendo, Mario en est même l’égérie. Premier héros de la marque, chaque jeu estampillé de son nom est un succès. Le plombier est synonyme d’amusement, de technique et d’aventure. Chaque titre marque une époque, parfois même au-delà de la console qui le porte comme Super Mario 64. Après avoir sillonné la galaxie, beaucoup spéculaient sur la prochaine destination du héros. Et bien, c’est au cœur d’un voyage initiatique que l’on retrouve le petit moustachu.

L’histoire est simple, une nouvelle fois, Bowser kidnappe la douce princesse Peach, il souhaite désormais l’épouser. Pour cela, il quitte le royaume champignon, et comme le fin fond de la galaxie n’était pas assez loin, il décide de rejoindre un monde encore plus lointain. Mario va devoir traverser des univers aux caractères variés pour retrouver sa bien-aimée.

 

  • Un monde ouvert : après avoir fait chuter les frontières d’Hyrule, c’est au tour du Royaume Champignon d’étendre ses limites. La beauté est l’originalité des lieux dépaysent follement celui qui tient la manette. La particularité de chaque secteur rend l’expérience aussi nouvelle qu’amusante. Par exemple, dans les rues de New Donk City (représentation de New York), une borne devient un tremplin, un scooter un nouveau moyen de locomotion et les façades des murs à escalader. Dans ces mondes, le sentiment de liberté n’est pas un leurre, la possibilité de vivre sa propre aventure est bien réelle.

 

  • Chapeau bas : après la buse d’arrosage dans Super Mario Sunshine et la bébé étoile dans Super Mario Galaxy, c’est au tour de la casquette du plombier de prendre et vie pour nous accompagner dans cette aventure. Cappy, de son nom, va nous permettre d’attaque, effectuer de grands sauts ou bien de pratiquer la champimorphose, c’est-à-dire prendre le contrôle d’ennemis ou d’objets durant l’aventure.

 

  • La touche pixel : durant cette épopée, des séquences rétros sont au rendez-vous. Certains passages vous emmèneront dans les prémices des jeux Mario avec des séquences en 2D. Un clin d’œil à la fois émouvant et amusant au coeur du titre le plus abouti de la licence.

 

 

Notre avis : les jeux Mario sont rarement des déceptions et celui-ci ne déroge pas à la règle. Beau, amusant et novateur, il est le parfait équilibre entre ce qu’il était important de garder et ce qu’il était important d’apporter. Cet opus, dont la durée de vie semble infinie, offrira assurément son pesant d’heures homériques.

 

Mario + Lapin Crétin Kingdom Battle : la belle surprise !

 

Il s’agit de l’annonce la plus surprenante, mais aussi la plus funky de l’E3 2017. Ubisoft réussit le pari de collaborer avec Nintendo en organisant une rencontre entre les lapins crétins et les héros du royaume champignon. Pour la firme de Kyoto, l’enjeu est risqué, Mario étant sa licence la plus emblématique, le développeur français n’a clairement pas droit à l’erreur. Le trailer est loin d’être décevant, il est même convaincant, mais qu’en est-il de la pratique ?

L’histoire débute par l’ouverture d’un vortex qui emmène les lapins crétins sur les charmantes terres du royaume Champignon. Le désordre s’installe peu à peu et Mario, Peach, Luigi et Yoshi font une alliance avec leurs nouveaux partenaires pour rétablir l’ordre en passant par quatre secteurs atypiques. L’entrée en matière est plutôt simple, mais terriblement efficace au grâce aux ressorts comiques voire loufoques de certaines séquences. Nos huit héros avancent et l’envie de les suivre guident nos pas.

 

  • L’exploration en 4 temps : le jeu se déroule autour de 4 grandes zones basées sur l’esthétique du royaume Champignon. Ces mondes regorgent de coffres et d’énigmes qui placent l’exploration au centre du périple. Les casse-tête sont nombreux et il faudra parfois user d’astuces pour les résoudre. Chercher et réfléchir tout en pouffant de rire sera un rituel au coeur de l’aventure tant les mimiques et les sons hurluberlus se multiplient.

 

  • Des combats frénétiques et stratégiques : attention, si l’exploration est une dimension du jeu, l’action en est une autre. Avec un arsenal de plus de 250 armes arborant des statistiques et effets uniques, chaque joueur pourra adapter sa tactique à son style personnel. Sur le principe du tour par tour, la réflexion précédera l’action afin d’obtenir les meilleurs combos possibles. Grâce au multijoueur local, la coopération avec ses amis sera de mise.

 

 

 

Notre avis : ce jeu n’était pas attendu, mais c’est avec plaisir qu’il est accueilli. Véritable bouffée d’air frais sur la licence Mario, il explore une nouvelle façon d’appréhender les possibilités de ce monde qui privilégie la plateforme. Drôle et électrique, cette collaboration offrira, à coup sûr, de nombreuses crises de rires aux joueurs.

 

Fire Emblem Warriors : le rythme dans la manette !

 

Fire emblem est une ancienne licence de Nintendo. Pourtant, après un passage à vide, Marth et ses compagnons reviennent sur les devants de la scène. Avec un passage salué sur 3DS, c’est sur Switch que les soldats armés viennent vivre leur nouveau périple. Basé sur le modèle « Dynasty Warriors », ce beat them all s’annonce particulièrement excitant. En reprenant ce qui fait le charme de la saga, Big N propose une nouvelle façon de déployer les forces de ces personnages emblématiques.

L’histoire débute avec Lianna et Rowan, des jumeaux qui vont invoquer les héros des différents mondes de Fire Emblem dans le but de repousser les troupes ennemies qui attaquent leur royaume. Dans les faits, nous sommes face à la même recette qu’Hyrule Warriors, Nintendo construit un espace dans lequel tous les héros de la saga peuvent se croiser et lutter à l’unisson. Est-ce que c’est une bonne chose ? Nous avons envie de dire un grand « oui ». Quel plaisir de voir toutes ces figures se croiser et s’allier dans des combats effrénés. Après tout, ne dit-on pas que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ?

 

  • À chacun son style : le foisonnement de personnages, en marge du « fan service », permet au jeu de proposer un large panel de techniques de combat. Chaque caractère dispose de compétences, d’armes, de montures et de coups spéciaux qui lui sont propres. De quoi permettre aux joueurs de choisir la façon dont ils vont attaquer les troupes d’assaillants.

 

  • Offensif mais stratégique : bien évidemment, nous sommes face à un beat them all, de ce fait les offensives de masse font partie de la progression du jeu. Pourtant, nous retrouvons ici des volets stratégiques intéressants qui rendent le déploiement moins linéaire. Par exemple, il est possible de passer d’un personnage à l’autre en une seconde pour sillonner une zone éloignée (mécanique clé de la licence). D’autre part, il est possible d’associer deux protagonistes pour déployer des combats dévastateurs.

 

 

Notre avis : est-ce que Fire Emblem Warriors restera dans les anales ? Probablement pas, mais il reste une « petite révolution » du genre. Il est jouissif de pouvoir se défouler sur des hordes de soldats dans les bottes de héros aussi épiques que Corrin ou Xander. Le jeu captive à l’aide de son rythme impétueux et ses sublimes cinématiques. À des années-lumières de « Huryle Warriors », les amateurs du genre, comme les néophytes, y trouveront du plaisir à revendre.

 

Splatoon 2 : laissez-vous éclabousser !

 

Cette nouvelle licence ne cesse de faire des adeptes. Drôle, frénétique, amusante, stratégique, colorée, les adjectifs manquent lorsqu’il s’agit de décrire l’expérience Splatoon. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce petit bijou, il s’agit d’une guerre de territoire par équipe de 4. Le but ? Défendre farouchement sa zone des tireurs de peinture ennemis tout en allant peinturlurer leur secteur. À la fin du temps imparti, l’équipe qui a recouvert le plus de surface avec sa couleur est déclarée vainqueur ! Pour mener à bien cette guerre des teintes, vous incarnez les Inklings, d’apparence humanoïde, ils sont capables de se transformer en calamar pour nager à toute vitesse dans les traces de peintures. Le jeu propose également un mode solo dans lequel vous partez affronter les terribles Octariens. Le succès sur Switch sera-t-il aussi pittoresque que celui sur Wii U ?

L’histoire se passe quelques années après les évènements du premier opus. Les Inklings ressemblent maintenant à de véritables adolescents et se préparent à affronter les affreux Octariens. En marge de cette menace hideuse, les jeunes calamars ne manquent pas de se mener une guerre sans merci à coup de rafales flashy. Il n’y aura pas de place pour le blanc dans cet affrontement urbain.

 

  • Du muti, du multi, du multi : la force du jeu vient de son mode multijoueur où, pour imposer sa couleur, il est nécessaire de s’allier à trois compagnons. Les choix sont variés avec la possibilité de jouer en réseau ou en local, amis ou inconnus, faites votre choix. Les options sont multiples :
  1. La guerre de territoire : quatre contres quatre, qui recouvrira le plus de surface ?
  2. Défense de zone : un cran au-dessus, le but est de défendre une zone bien précise de la carte. Attention, la collaboration sera plus intense que jamais pour ne pas laisser l’ennemi vous surprendre
  3. Salmon run : de nouveaux ennemis, les Salmonoïdes, vont attaquer en hordes les bords d’une zone portuaire. À vous de les repousser et récolter les œufs laissés par ces derniers.

 

  • Glissez en solo : les Octariens n’ont pas dit leur dernier mot ! Ils reviennent pour se venger en soufflant un vent de panique sur la ville. Pour ne rien arranger, Ayo, la célèbre chanteuse est portée disparue. Il est temps de reprendre vos armes et explorer les mondes hilarants de ce mode.

 

  • Patchwork de choix : la force de ce nouvel opus et la quantité d’armes et d’arènes proposées. L’exemple parfait est le Double Encreur qui permet de se mouvoir facilement tout en mitraillant des deux mains. En ce qui concerne les arènes, nous avons droit à un gymnase pour les affrontements musclés et des places ardentes comme la Piste Méroule.

 

  • L’appli pratique : c’est une nouveauté à la fois surprenante mais intéressante : une application smartphone pour planifier des matchs ! Il sera également possible de discuter avec ses équipiers et autres compétiteurs. Rien de tel pour préparer dans la journée ses affrontements du soir.

 

 

 

Notre avis : comment résister à Splatoon 2 ? Toujours aussi déjanté, toujours aussi addictif, cette épopée pittoresque éclabousse de par sa justesse et son niveau de qualité. Loin d’être un jeu répétitif, la quantité de stratégies envisageables rend chaque duel plus passionnant que le précédent. Le multijoueur est tout bonnement génial avec une facilité de prise main qui déroute ceux qui le découvrent. Splatoon 2 glisse jusqu’à nous et son entrée sur le marché ne fera surement pas tâche.

 

Nintendo GO !

 

L’offensive est lancée ! Big N n’a plus rien du petit dernier ravagé par les critiques. Durant le salon, le blanc immaculé des murs, symbolisait avec force la clairvoyance avec laquelle le constructeur japonais voit son avenir : clair & brillant ! Nous aurions pu vous parler des autres jeux présents sur place, l’inimitable « Arms », le fluide « FIFA 18 » ou l’amusant « Hey Pikmin », mais il y a tellement à dire que ces quelques lignes ne suffiraient pas.

 

Seul bémol, la démo de « Metroid II : Samus Return » n’était pas disponible. Nous aurions aimé pouvoir tester ce remake qui s’annonce plus que prometteur. La firme de Kyoto revient sur le devant de la scène avec toute l’originalité et l’audace dont elle sait faire preuve.

 

Certains se demandent si les gamers mordront à l’hameçon. Croyez-nous, la recette est appétissante ! Faites vous plaisir, et prenez en une part !

 

 

 

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